Référencement & Flash...
Petite révolution dans le monde du référencement et des moteurs de recherche
La polémique du référencement numérique des livres
Il était une fois le vaste débat du référencement numérique des oeuvres littéraires. Tout à commencé en 2005 lorsque Google, leader de la recherche et du référencement commercial sur internet, a lancé Google Print. Impérialisme culturel américain, mort des éditeurs... les critiques fusent et parviennent aux oreilles de Bruxelles : l'Europe créera pour 2008 sa propre bibliothèque numérique, Europeana, sur la base des ouvrages de la Bibliothèque Nationale de France (BNF).
Parallèlement, Bruno Patino, président de Télérama et du Monde Interactif remettait le 30 juin dernier son rapport sur le référencement numérique des livres qui explique pourquoi et dans quelles conditions le projet se développera.
Chronique d'un évènement annoncé
Après l'audio et la vidéo, la tendance est à la lecture mobile avec le mise en ligne de l'intégralité ou d'extraits d'oeuvres littéraires accessibles par abonnement ou téléchargement payant. Avec un coût de fabrication diminué de 40% par rapport aux livres papier et une TVA à 5.5%, l'offre séduit les consommateurs finaux malgré le coût encore élevé des lecteurs électroniques. Google prévoit ainsi le référencement de plus de 15 millions d'ouvrages pour 2011 contre 2 millions pour la BNF.
Et pour cause...
Le débat réside dans le fait que l'ouvrage en ligne va inévitablement concurrencer le papier, favorisant l'essor des éditions rares mais pénalisant celles qui n'apportent pas de valeurs ajoutées par rapport au numérique. S'est-on posé la question inverse ? Un livre traditionnel est tout à fait mobile. D'autre part, toutes les oeuvres bénéficieront du même droit intellectuel que la version imprimée mais il se pose tout de même le problème du piratage. Enfin, le prix de vente final sera t-il imposé par ses bibliothèques numériques aux dépends des éditeurs ?
Plusieurs interrogations restent en suspens, on ne souhaite être pas être forcément puriste et conservateur mais pas non plus se résigner à une culture de masse. Tout semble dépendre de la façon dont le référencement numérique des livres sera légiféré...










